Voir sous l’eau : un enjeu bien plus complexe qu’il n’y paraît
Que ce soit pour l’inspection d’ouvrages, l’exploration scientifique ou les opérations industrielles, la vision sous-marine est un facteur clé de réussite. Pourtant, intégrer une caméra sous-marine performante sur un ROV, AUV ou scaphandre reste un défi technique.
Contrairement aux idées reçues, il ne suffit pas de « fixer une caméra » pour obtenir des images exploitables. En environnement sous-marin, chaque contrainte (optique, mécanique, électronique, humaine) se cumule. Il y a de nombreuses conditions à remplir pour permettre des opérations sûres et efficaces.
Les contraintes générales de l’environnement sous-marin
La dégradation naturelle de la visibilité
L’eau absorbe la lumière, diffuse les couleurs et transporte des particules en suspension. Dès les premiers mètres, les contrastes chutent, les couleurs disparaissent et le bruit visuel augmente. Cette dégradation est encore plus marquée en milieux turbides (ports, barrages, zones industrielles).
Conséquence directe : un capteur performant à l’air libre peut devenir inutilisable sous l’eau s’il n’est pas spécifiquement conçu pour ces conditions.
L’éclairage : allié indispensable… et piège fréquent
L’éclairage est indissociable de la caméra. Mal maîtrisé, il peut aggraver la situation en provoquant des phénomènes de rétrodiffusion, où les particules éclairées deviennent plus visibles que la scène elle-même.
Intégrer une caméra sans réfléchir à l’angle, à la puissance et au cône d’émission de l’éclairage est l’une des erreurs les plus courantes.
Pression, corrosion et contraintes mécaniques
À ces enjeux optiques s’ajoutent des contraintes physiques fortes :
- Pression hydrostatique croissante avec la profondeur
- Corrosion liée à l’eau salée
- Corrosion galvanique liée à plusieurs matériaux de propriétés différentes en contact direct dans un milieu salin (eau de mer)
- Chocs, vibrations et manipulations répétées
Le boîtier, les connecteurs et les optiques doivent être conçus comme un système global robuste, et non comme une simple enveloppe étanche.
Les défis communs à l’intégration sur des systèmes existants
Interfaces mécaniques et encombrement
Chaque plateforme possède ses propres contraintes de volume, de masse et de points de fixation. Une caméra trop lourde ou mal équilibrée peut affecter la stabilité d’un ROV ou l’ergonomie d’un équipement de plongeur.
L’intégration mécanique est souvent sous-estimée, alors qu’elle conditionne directement la qualité des images et la sécurité des opérations.
Données vidéo et compatibilité des systèmes
Ethernet, fibre, coaxial, formats compressés ou bruts… la caméra doit s’intégrer dans une chaîne vidéo déjà existante.
Une incompatibilité de protocole ou de format peut entraîner des latences, des pertes de données ou une dégradation de l’image, même avec un excellent capteur.
Spécificités de l’intégration sur les ROV
Les ROV offrent une certaine flexibilité, mais présentent leurs propres contraintes :
- Multiplicité des capteurs embarqués
- Perturbations électromagnétiques
- Nécessité d’une vision fiable pour le pilotage en temps réel
- Isolation des masses mécaniques et électriques
La caméra devient alors un outil opérationnel critique, dont la fiabilité impacte directement la sécurité et l’efficacité des missions.
Spécificités de l’intégration sur les AUV
Sur un AUV, chaque gramme et chaque watt comptent. La caméra doit fonctionner de manière autonome, souvent sans supervision humaine directe.
Les principaux défis incluent :
- L’optimisation de la taille
- L’optimisation extrême de la consommation
- La robustesse logicielle
- La capacité à produire des images exploitables sans ajustement en temps réel
Ici, le traitement embarqué de l’image prend une importance majeure.
Spécificités de l’intégration pour les scaphandriers
Pour un plongeur, la caméra est avant tout un outil d’aide à la décision.
Les contraintes sont différentes :
- Ergonomie et facilité d’usage
- Lecture immédiate de l’image
- Fiabilité absolue dans des conditions parfois dégradées
Une image peu lisible ou instable peut ralentir l’intervention, voire augmenter les risques.
Penser l’intégration comme un système, pas comme un accessoire
L’intégration d’une caméra sous-marine ne se résume jamais à un choix de capteur. Elle implique une vision globale du système, de l’environnement et de l’usage final.
C’est de ce postulat que sont partis les ingénieurs d’Orphie. Proposer les meilleures caméras en termes de qualité d’image et de visibilité ne pouvait passer sans une réflexion autour de l’intégration sur des systèmes déjà existants. C’est donc pour cela que les caméras Orphie sont facilement intégrables sur les ROV d’inspections, de travail des AUV etc.
Pour chaque contrainte/problèmes du milieu, la caméra Orphie a été conçue et développée pour y répondre :
- La corrosion galvanique : Isolation électrique et physique des matériaux présentant un couple galvanique élevé.
- La corrosion simple : Anodisation de l’aluminium.
- Intégration réseaux dans le système d’un ROV : Le client peut définir ses paramètres réseau selon ses besoins (IP, bandwidth, Gateway, subnet).
- Défaut de masse : isolation des masses électroniques et mécaniques.
- Pression hydrostatique : Test de tenue avec un coefficient de sécurité de 3 en conception et de 1.5 en vie série sur 100% des produits.
- Éclairages : conseil à l’intégration pour une optimisation de l’image
En répondant à ces enjeux essentiels d’intégration, les caméras Orphie s’imposent comme le meilleur choix pour les intégrateurs. Elles apportent sécurité, gain de productivité et économies financières aux entreprises d’inspections. Une solution facilement intégrable sur tous les appareils d’inspection sous-marines.
